Après avoir lu ce billet chez Pisqual – mais avec ma connexion de M. impossible de visionner la vidéo alors si je pouvais en avoir une copie DVD ce serait génial – ai voulu déposer un commentaire mais sans succès (merci qui? Merci connexion)
A part le fait que Pisqual soit 1 personne qui magnifie cette ville, c’est vrai que mon coeur y est bien attaché à Bienne, et à pisqual aussi.
Je n’y suis pas née – chuis même pas née en Chuiche alors hein – mais je me considère plus biennoise que Chaux d’fonnière où j’ai fais mes écoles, que londoniennes où j’ai vu le jour, que lausannoise d’où je suis originaires sur les papiers, que fribourgeoise où je suis arrivée par accident.
Lorsque l’on demande à quelqu’un de quel endroit il vient, et que cette personne a toujours vécu au même endroit, sa réponse est simplement trouvée.
Mais lorsque comme moi on a un nom de famille et des origines françaises, avec des papiers devenus par la suite lausannois, qu’on est nés chez les roastbeef, qu’on a fait nos écoles à la froide Tchaux, et qu’on a par la suite changé plusieurs fois de ville de domicile, que répondre?
Que répondent les enfants de Pisqual, eux qui ont une richesse mondiale de vie?
Bienne est la ville où j’ai décidé de vivre, une ville que j’avais soigneusement choisie. J’y suis arrivée à ma majorité acquise. J’y ai donc vécu entre 20 et 30 ans, une période de vie sociale très importante. L’on n’est plus enfant mais pas encore totalement adulte. On sort beaucoup, on fait beaucoup de rencontres, on se construit.
Quand j’y vivais, je sentais qu’il m’y manquait les bases d’enfances. Celles où lors de soirées les gens se regardent et disent
“tu te rappelles quand …”
et partent dans un éclat de rire ou de grands débats. Toi, à côté t’es largué car tu n’y étais pas et t’as pas vraiment de personnes présentes avec laquelle partager ce genre d’anectote. Alors tu te la coinces, tu écoutes, tu ris aussi mais au fond de toi t’es bien décalé.
Puis au fur et à mesure que les années passent, le fossé se rétrécit. Tu commences à avoir des anectotes, moins vieilles, mais tu es moins largué qu’auparavant.
Et maintenant tu te souviens de:
- ces soirées au disparu “39″
les parties en forêt avec les “61″
les galères avec Dooz
les concerts à la coupole
les délires de Suo
la pétasse de Nasha
les jambes qui dansent à l’UG (faut d’ailleurs absolument que je trouve un moyen de m’y rendre avant mai 2009 car après vont devoir définitivement fermer leurs portes, et pour de vrai cette fois)
les grandes discussions avec Donato
les délires avec Sandro
la terasse de la vieille ville (quelle honte, le nom me reste sur le bout des doigts)
les fondues poisson avec Anouck et Bidou
les beuveries au Tyff avec l’équipe des indécollables, dont n’oublions pas au passage Manu et ses plaisanteries pas toujours de bon goût ainsi que la gueule cramoisie de Milhan
les hypocrites du vieux moulin où l’on se boit un délicieux ptit bec, avec Thierry qui malgré son caractère est un type que j’aime beaucoup
mon petit béru et sa bande de potes, rencontrés à mon opus
la fête de la vieille ville (ma préférée)
la braderie où l’on voit toujours tout le monde
les rires à éclats avec Castillo
le char de la villa à carnaval et le vin chaud des indécollables
les essais fondue au vacherin avec ma petite souris (t’as la main now?)
le petit siphon devenu le grand pooc
mon bel irlandais Niall et ses folies
des CD géniaux à Vinyl overdose (manque le coin-coin, qu’il repose en paix)
une virée au bord du lac et glouglouter une blonde à la brasserie
des rires, des pleurs, des amis, des ennemis
J’en ai encore tant d’autres de souvenirs!
Le bémol de cette ville riche est le soi-disant billinguiseme qui s’est perdu. Si t’es roman et que tu ne sais pas le Schwyzerdütch (qui n’a rien à voir avec notre allemand scolaire), pénalités dans la lecture de beaucoup d’infos, pénalités pour trouver du boulot, pénalités en tous genre.
Mais pour en revenir au sujet principal de ce billet, ma relation avec Bienne et les attaches que j’y ai me font sans hésiter déclarer que
je suis biennoise et je le revendique
lorsque 50x par jour on me demande de quel coin de Suisse je viens




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